Ce qui fait varier le prix
Le budget pour remplacer une fenêtre dépend de plusieurs critères qui se cumulent.
Le matériau du châssis (PVC, aluminium, bois ou mixte) est le facteur le plus déterminant. Le PVC reste le plus économique, l’aluminium et le bois-alu se positionnent sur le haut de gamme.
Le type de vitrage pèse aussi : un double vitrage à isolation renforcée (VIR) avec gaz argon est aujourd’hui la norme. Le triple vitrage coûte 15 à 25 % plus cher.
Les dimensions et le nombre de vantaux font évoluer le tarif : une fenêtre 1 vantail de 60 x 95 cm coûte bien moins qu’une fenêtre 2 vantaux de 120 x 135 cm.
Enfin, les options de personnalisation comme le coloris bicolore, les petits bois, la quincaillerie renforcée ou le volet roulant intégré ajoutent au prix final.

Coût d’une fenêtre en rénovation selon le matériau
Le matériau détermine à la fois le prix, les performances thermiques et le niveau d’entretien de vos fenêtres.
| Matériau | Prix fourniture seule | Prix pose comprise | Atouts principaux |
| PVC | 150 € à 800 € | 350 € à 1 000 € | Meilleur rapport qualité-prix, entretien zéro |
| Aluminium | 350 € à 1 200 € | 600 € à 1 500 € | Profilés fins, grandes surfaces vitrées, résistance aux embruns |
| Bois | 300 € à 900 € | 500 € à 1 200 € | Esthétique chaleureuse, adapté aux zones ABF |
| Bois-aluminium | 500 € à 1 500 € | 850 € à 1 800 € | Bois côté intérieur, alu côté extérieur, haut de gamme |
Le PVC : le choix le plus courant en rénovation
Le PVC représente plus de la moitié du marché français. Son succès s’explique par un excellent rapport qualité-prix : bonne isolation thermique (jusqu’à Uw 1,2 W/m².K sur les gammes performantes), résistance aux intempéries, et aucun entretien. Un coup d’éponge suffit.
Le PVC se décline désormais dans de nombreux coloris et peut imiter l’aspect du bois grâce aux finitions plaxées.
L’aluminium : design et durabilité
L’aluminium séduit par la finesse de ses profilés, qui maximise la surface vitrée et l’apport de lumière naturelle. Résistant à la corrosion, il convient parfaitement aux habitations en zone côtière (traitement Qualimarine).
Son point faible historique, la conductivité thermique, est corrigé grâce à la rupture de pont thermique (RPT). Le prix reste plus élevé que le PVC, mais le rendu esthétique et la longévité compensent.
Le bois et le bois-aluminium
Le bois apporte une touche d’authenticité et un cachet naturel. C’est souvent le matériau imposé dans les périmètres des monuments historiques et les secteurs soumis aux Architectes des Bâtiments de France (ABF).
Le bois-aluminium combine le meilleur des deux : la chaleur du bois côté intérieur, la résistance et l’absence d’entretien de l’aluminium côté extérieur. C’est le segment haut de gamme du marché.
Double ou triple vitrage : quel impact sur le budget ?
Le type de vitrage influence directement la performance thermique de la fenêtre et son prix.
Le double vitrage à isolation renforcée (VIR, configuration 4/16/4 avec gaz argon) est le standard en rénovation. Il offre un bon compromis entre isolation thermique, isolation acoustique et apport de lumière.
Le triple vitrage améliore encore l’isolation, avec un coefficient Uw pouvant descendre sous 0,8 W/m².K. En contrepartie, il est plus lourd, réduit légèrement le facteur solaire et coûte 15 à 25 % de plus.
Il se justifie surtout pour les façades exposées au nord ou les maisons en zone climatique froide. Pour la majorité des rénovations dans le Grand Ouest, le double vitrage VIR reste le meilleur choix.

Pose en rénovation : dépose partielle ou totale ?
Le coût de la main-d’oeuvre varie selon la méthode de pose retenue. En rénovation, deux options se présentent.
| Méthode de pose | Prix moyen par fenêtre | Quand la choisir ? |
| Dépose partielle (conservation du dormant) | 150 € à 300 € | Dormant existant en bon état, isolation correcte |
| Dépose totale (remplacement complet) | 250 € à 400 € | Dormant abîmé, isolation à renforcer, gain de luminosité |
La dépose partielle consiste à poser le nouveau châssis sur l’ancien dormant (le cadre scellé dans le mur). C’est plus rapide et moins cher, mais vous perdez quelques centimètres de surface vitrée, car le nouveau dormant vient s’ajouter à l’ancien.
La dépose totale implique de retirer l’ensemble de l’ancienne menuiserie, dormant compris. C’est la solution la plus performante en termes d’isolation et de luminosité, mais elle nécessite des travaux de finition (tableaux, placo, enduit extérieur).
Pour un résultat durable, la pose par un professionnel garantit une étanchéité à l’air et à l’eau conforme aux normes et ouvre droit à la garantie décennale.
Aides financières pour le remplacement de fenêtres
Plusieurs dispositifs permettent de réduire le coût de vos travaux. Les conditions d’éligibilité varient selon votre situation.
- TVA à taux réduit de 5,5 % : elle s’applique sur la fourniture et la pose de fenêtres performantes dans les logements de plus de 2 ans, à condition de passer par un professionnel. C’est l’aide la plus simple à obtenir, directement déduite sur le devis.
- Primes CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : versées par les fournisseurs d’énergie, elles financent une partie du remplacement de vos parois vitrées. Le montant varie selon l’opérateur.
- Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : ce prêt sans intérêts permet d’emprunter jusqu’à 7 000 € pour le remplacement de fenêtres, remboursable sur 15 ans maximum.
Ces aides sont cumulables entre elles. Pour connaître les montants exacts selon votre situation, demandez un devis afin d’obtenir un chiffrage précis.
Bien préparer son projet de changement de fenêtres
Avant de signer un devis, quelques points méritent votre attention :
- État des dormants : s’ils sont sains et bien isolés, une dépose partielle peut suffire. S’ils présentent des traces d’humidité, de pourriture ou de déformation, la dépose totale s’impose.
- Harmonisation esthétique : changer les fenêtres, c’est l’occasion de revoir les coloris de façade et d’ajouter des volets roulants intégrés.
- Contraintes architecturales : si votre maison se trouve dans un périmètre protégé (secteur ABF, centre historique), des règles s’appliqueront sur le matériau et le coloris. Le bois ou le bois-aluminium sera souvent requis.

Conclusion
Le coût d’une fenêtre en rénovation dépend du matériau, du vitrage, de la taille et de la méthode de pose. Pour une fenêtre PVC standard en double vitrage avec pose, prévoyez entre 350 € et 1 000 €. En aluminium ou bois-alu, le budget monte entre 600 € et 1 800 €.
Le plus fiable : faire chiffrer votre projet par un professionnel qui mesurera sur place et proposera la solution adaptée à votre maison.
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