Le coulissant à Mordelles : ce qu’il demande au terrain
Un portail coulissant s’efface latéralement le long de la clôture au lieu de s’ouvrir devant l’entrée. Il lui faut donc, en plus de la largeur du passage à fermer, une queue de portail de 200 mm qui reste engagée sur le rail. Ce linéaire disponible le long de la limite est la première chose à mesurer sur le terrain, avant même la largeur du passage.
La deuxième vérification porte sur le sol. Le tablier roule sur un rail scellé au sol, sur toute la longueur qu’il parcourt, quand un portail battant ne s’appuie que sur deux points de fixation. Cette pose relève du NF DTU 34.1 sur la mise en œuvre des portes et portails, et les cotes de l’ouvrage se relèvent sur place.
La troisième est réglementaire. Les règles de construction d’une clôture englobent les portes et les portails : au sens de l’urbanisme, un portail fait partie de la clôture aluminium qu’il interrompt. À Mordelles, commune de Rennes Métropole, la hauteur admise se lit donc dans le règlement du plan local d’urbanisme intercommunal applicable à Mordelles, que le service urbanisme de la mairie renseigne.
Un tablier qui ne se divise pas : ce que la largeur devient sur un coulissant
À Mordelles, les fermes et les longères converties en résidences sont nombreuses, et leurs cours s’ouvrent souvent plus large qu’une entrée de pavillon. C’est là que les deux familles de portails cessent d’être interchangeables. Sur un battant, une entrée large se répartit sur deux vantaux, et chaque vantail reste une pièce que l’on manœuvre séparément, à la main comme au moteur.
Sur un coulissant, rien ne se divise. Le tablier est d’un seul tenant, du premier montant jusqu’à la queue de portail. Toute la largeur du passage, plus cette queue, forme une seule masse, portée par un seul rail et tirée par un seul entraînement. C’est le seul produit de la gamme où la largeur se convertit directement en masse indivisible.
La conséquence est concrète. Élargir une entrée sur un battant ajoute de la surface à chaque vantail sans changer la nature du problème. Élargir la même entrée sur un coulissant ajoute au poids que l’entraînement devra mettre en mouvement à chaque manœuvre, et ce poids ne se partage avec rien. La capacité de l’entraînement cesse alors d’être un point de contrôle parmi d’autres : elle devient le critère qui tranche.
Ce que la crémaillère peut tirer
L’entraînement à crémaillère de la gamme existe en deux capacités, 400 kg et 600 kg. Le tablier se pèse, il ne s’estime pas : un remplissage plein en aluminium représente 7,6 kg/m², tôles de 0,5 mm comprises, auxquels s’ajoute la structure mécano-assemblée. Un remplissage ajouré reste en dessous de cette valeur, ce qui explique qu’à largeur égale deux tabliers ne relèvent pas forcément de la même capacité.
Cette pesée décide de la faisabilité avant tout autre paramètre. Une cour dont le passage dépasse la largeur courante n’est pas exclue du coulissant, mais elle impose de vérifier la capacité disponible avant d’arrêter le remplissage, et non l’inverse. Les deux se fixent ensemble, au relevé sur site, à partir de la cote réelle du passage et de la forme de remplissage souhaitée.
Cette masse repose sur une ossature, pas sur un panneau. Les montants du tablier mesurent 120 × 64 mm ou 80 × 43 mm selon le modèle, la traverse 80 × 40 mm. L’ensemble est mécano-assemblé, chaque assemblage recevant une triple fixation en visserie inox plutôt qu’un cordon de soudure. Sur un tablier d’un seul tenant, c’est cette ossature qui tient la géométrie d’un bout à l’autre, et non le remplissage.
Cette indivisibilité a une contrepartie utile. Un tablier d’une seule pièce n’a ni jeu central à rattraper ni assemblage articulé à reprendre : il n’existe qu’une ligne de réglage, celle du rail, et elle se contrôle d’un bout à l’autre du parcours. Ce que le coulissant gagne en simplicité de réglage, il l’exige en précision sur la pesée et sur le scellement.

Nylon plutôt qu’acier : le guidage et ce qu’il devient
Trois pièces guident un tablier coulissant, et aucune n’est en acier. Le tablier roule sur un double galet en nylon, le long d’un rail en aluminium anodisé, et la crémaillère est elle aussi en nylon, logée sous un cache. Ce choix de matériaux ne relève pas de l’esthétique : il porte sur ce que devient l’ensemble après plusieurs années en extérieur.
Aucune de ces trois pièces ne rouille, et la visserie est en inox. Le tablier suit la même logique, avec un laquage contrôlé par les labels Qualicoat, Qualimarine et Qualanod, qui portent sur la préparation du support et la tenue de la finition dans le temps, et non sur son aspect au moment de la pose.
Rail, galets et roulette de guidage
Le rail se scelle au sol et reçoit les galets, tandis qu’une roulette maintient le tablier dans son plan vertical, en tête. La section de la longrine qui reçoit ce rail et sa profondeur ne se donnent pas à distance : elles dépendent du sol rencontré et se déterminent au métré, dans le cadre fixé par le NF DTU 34.1.
Le rail admet par ailleurs un rattrapage de niveau de 15 à 20 mm, et une version renforcée monte à 30 à 40 mm. Ces valeurs concernent le défaut de planéité du support qui reçoit le rail, pas le profil général de la cour : un terrain qui descend franchement se traite au relevé, avec la maçonnerie, et non par le choix du rail.
Le vent d’ouest sur un tablier d’un seul tenant
Mordelles se situe dans la vallée du Meu, à l’ouest de Rennes, sur la première ligne que rencontrent les perturbations atlantiques avant l’agglomération. Le vent d’ouest y souffle plus souvent qu’à l’est de la métropole. Les portails de la gamme sont classés pour cela en classe 5 de résistance au vent selon la norme NF EN 13241+A2, la note la plus haute de l’échelle.
Ce classement décrit un portail fermé et appuyé sur sa fermeture. Sur un battant, cet appui se fait au centre, là où les deux vantaux se rejoignent sur une double battée en EPDM. Un coulissant n’a pas de point de rencontre central : le tablier ferme en bout de course et reste tenu sur toute sa longueur par son rail au sol et par son guidage en tête.
Le guidage en tête n’est pas un détail de finition. C’est lui qui retient le tablier dans son plan sous une rafale latérale, et il travaille sur toute la course, portail fermé comme portail ouvert. Son implantation se relève en même temps que celle du rail au sol : les deux forment un seul ouvrage, et l’un ne se règle pas indépendamment de l’autre.
Une surface pleine oppose plus de prise au vent qu’un remplissage ajouré, à dimensions égales. Sur une cour de longère ouverte sur les champs, l’arbitrage entre intimité et prise au vent se pose donc plus tôt que sur une entrée abritée par du bâti voisin. Le remplissage plein reste possible, mais il se choisit en connaissant ce qu’il ajoute au tablier, en surface exposée comme en poids.

Prix d’un coulissant posé à Mordelles
Un portail coulissant aluminium posé coûte 2 500 € à 6 500 €. En fourniture seule, le premier prix de la gamme se situe à 1 250 €. La motorisation ajoute 800 € à 1 800 € selon l’équipement retenu. Ces montants s’entendent TTC et à titre indicatif, pour un passage de 3 à 3,50 m.
| Poste | Fourchette indicative TTC |
|---|---|
| Portail coulissant aluminium, fourniture seule | à partir de 1 250 € |
| Portail coulissant aluminium posé | 2 500 € à 6 500 € |
| Motorisation à crémaillère, en supplément | 800 € à 1 800 € |
L’écart entre 2 500 € et 6 500 € tient d’abord à la largeur, puisque le tablier se fabrique à la cote relevée. Il tient ensuite au remplissage, un plein coûtant davantage qu’un ajouré à surface égale. Il tient enfin à la teinte, quand elle sort de la palette courante, auquel cas le chiffrage se fait au devis plutôt que sur une grille.
Ce qui sort de la fourchette
Trois postes ne sont pas compris dans ces montants et se chiffrent après constat sur site. La reprise ou la création de la maçonnerie qui reçoit le rail et le guidage. L’amenée de l’alimentation électrique jusqu’au coffret de la motorisation. La dépose de l’ancien portail et son évacuation, lorsqu’un portail occupe déjà le passage, avec la reprise éventuelle des scellements qu’il laisse derrière lui.
Aucun de ces trois postes ne se chiffre par téléphone, et aucun ne se calcule au mètre linéaire. Ils dépendent de ce que le relevé trouve sur place, du sol rencontré à la position du tableau électrique. C’est pour cette raison qu’un ordre de grandeur se donne immédiatement, mais que le prix ferme suppose la visite.
Motoriser un coulissant : capacités et équipement de série
L’entraînement d’un coulissant est une crémaillère en nylon, entraînée par le pignon du moteur et dissimulée sous un cache une fois la pose terminée. Elle déplace le tablier à 11 à 12 m/min. Le moteur est indicé IP44 et fonctionne de -20 °C à +55 °C, une amplitude qui couvre largement celle d’une année dans le bassin rennais.
La sécurité d’utilisation ne relève pas de l’option. La certification NF EN 13241+A2 appliquée à la gamme fixe les caractéristiques de performance des portes et portails, et un ensemble motorisé doit s’arrêter lorsqu’il rencontre un obstacle. Les cellules photoélectriques qui assurent cette détection encadrent le passage de part et d’autre, et se posent à la mise en service plutôt que dans un second temps.
L’entretien courant tient ensuite à peu de chose. Le rail reste la seule pièce visible au sol : il suffit de garder sa gorge dégagée et de contrôler que les galets tournent librement. Ni l’une ni l’autre de ces deux opérations ne demande d’outil, et aucune ne suppose de déposer le cache qui protège la crémaillère.

Vos questions fréquentes
Non. Le rail est en aluminium anodisé, les galets sont en nylon et la visserie est en inox : aucun de ces matériaux n’est sensible à la corrosion. Le tablier, lui, est en aluminium laqué. Ce qui peut gêner le roulement n’est donc pas la rouille, mais un corps étranger tombé dans la gorge du rail, que l’on retire à la main.
L’entraînement à crémaillère déplace le tablier à 11 à 12 m/min. Cette vitesse est celle du mécanisme et ne dépend pas de la largeur du passage : un tablier plus large met simplement plus de temps à s’effacer entièrement. Le moteur est indicé IP44 et fonctionne de -20 °C à +55 °C.
Oui. Un coulissant ne disparaît pas quand il s’ouvre : le tablier s’efface le long de la clôture et reste visible depuis la rue comme depuis la cour. La teinte et la forme de remplissage se choisissent donc en tenant compte des deux positions, portail fermé et portail ouvert, et non de la seule façade fermée.
Oui, à condition de regarder la sortie plutôt que le portail. Sur une parcelle d’angle, le tablier ouvert longe l’une des deux limites et peut masquer une partie de la vue au moment de s’engager sur la voie. Ce point se vérifie au relevé, en même temps que l’implantation du guidage. La largeur du passage, elle, ne change pas.
Oui. Le remplissage plein de la gamme est classé B-s1 d0 selon la norme EN 13501-1, qui décrit la réaction au feu des produits de construction. Il est composé de tôles d’aluminium de 0,5 mm et pèse 7,6 kg/m². Ce classement décrit le matériau ; il ne conditionne pas le choix d’un portail de maison individuelle.
Faire poser votre portail coulissant à Mordelles
Un tablier d’un seul tenant offre une prise au vent que deux vantaux n’ont pas. Sur une entrée exposée à l’ouest, cela oriente le choix du remplissage autant que celui de l’entraînement.
Notre équipe vient à Mordelles mesurer le linéaire disponible et peser le tablier envisagé, gratuitement. Un coulissant se dimensionne en poids là où un battant raisonne en largeur, et cet écart se constate sur place.
Le devis reprend le portail coulissant aluminium, le rail et sa longrine, le guidage, la pose et la motorisation si vous la prévoyez, avec les capacités annoncées et l’équipement de série fourni.
Un appel au 07 81 68 83 94 suffit, en semaine de 9h à 18h. Devis gratuit sous 48h. Hors de ces créneaux, notre demande de devis en ligne prend le relais.






